L’interdiction de la manifestation pour la Palestine samedi à Paris contestée en justice

Des associations ont saisi le tribunal administratif pour contester l’interdiction de la manifestation propalestinienne prévue samedi à Paris dont elles sont à l’initiative, ont-elles indiqué vendredi à l’AFP.

Cette manifestation en soutien au peuple palestinien, organisée samedi dans le centre de la capitale par Urgence Palestine (qui réunit plusieurs associations, syndicats et organisations politiques), a été interdite jeudi par le préfet de police de Paris Laurent Nuñez. Le juge des référés du tribunal administratif de Paris doit examiner les recours à 16 heures vendredi.

Une interdiction déjà levée pour une précédente manifestation

« La préfecture persiste à interdire des manifestations propalestiniennes en dépit de l’absence de risque de troubles à l’ordre public avéré », a déploré auprès de l’AFP Me Vincent Brengarth, l’un des avocats des associations requérantes. « La situation dramatique à Gaza impose d’autant plus de faire respecter la liberté fondamentale de manifester », a-t-il ajouté.

Emmanuel Macron a dit vendredi faire « confiance au préfet » de police de Paris évoquant les « ambiguïtés » des organisateurs de certains rassemblements et appelant une nouvelle fois à ne pas « importer le conflit » en France. Il a rappelé que « plusieurs manifestations » avaient été « autorisées parce qu’elles étaient en soutien à la cause palestinienne pour la paix », mais que d’autres avaient été interdites « quand il y avait parfois de l’ambiguïté chez les organisateurs ou une intention plutôt d’avoir des messages en soutien du Hamas », le groupe islamiste palestinienne qui a lancé le 7 octobre une attaque sans précédent contre Israël. « Le juge aura à dire s’il considère que cette décision est proportionnée ou pas », a ajouté le président.

Le 18 octobre, le Conseil d’Etat avait rappelé au gouvernement que les manifestations propalestiniennes ne pouvaient être interdites systématiquement et qu’il revenait aux seuls préfets d’apprécier s’il y avait localement un risque de troubles à l’ordre public.

Jeudi 19 octobre, le tribunal administratif avait levé l’interdiction d’un rassemblement propalestinien qui avait pu se tenir place de la République à Paris, réunissant 15.000 personnes selon la préfecture de police, qui a procédé à 10 interpellations notamment pour propos antisémites et tags sur la statue de la République.

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