L’ex-président témoignera le 6 novembre, après ses 3 enfants

Toute la famille Trump, ou presque, va devoir s’expliquer devant le juge. Donald Trump sera appelé à la barre le 6 novembre à son procès civil à New York, où il est poursuivi pour fraude, a indiqué vendredi la procureure Letitia James. Egalement poursuivis pour leur rôle à la Trump Organization, ses deux fils, Don Jr et Eric, témoigneront eux mercredi et jeudi prochain. La fille de l’ex-président, Ivanka, qui n’est pas poursuivie, devra, elle, témoigner vendredi, a tranché le juge Engoron, mais elle peut encore faire appel de cette décision.

Si un accusé peut refuser de témoigner au pénal, ce n’est pas le cas au civil. En théorie, Donald Trump pourrait tenter d’invoquer son droit à ne pas s’incriminer via le 5e amendement ( « plead the fifth »), mais le juge risquerait d’aggraver les pénalités financières encourues.

Ivanka Trump prend ses distances avec l’empire familial

Initialement visée par la plainte de la procureure générale de l’Etat de New York, Letitia James, en compagnie de Donald Trump et deux autres de ses fils, Eric et Donald Jr, Ivanka Trump a finalement échappé aux poursuites civiles, après une décision d’une cour d’appel.

Le parquet général veut tout de même entendre son témoignage, ce qu’a contesté la défense au procès en arguant qu’elle n’était plus domiciliée à New York et en accusant les procureurs de vouloir créer « un événement médiatique ».

Le juge Arthur Engoron a donné gain de cause au parquet, en indiquant que le témoignage n’aurait pas lieu avant le 1er novembre, pour laisser à Ivanka Trump la possibilité de faire appel.

Ivanka Trump avait annoncé en janvier 2017 qu’elle quittait son poste à la Trump Organization, au moment où elle était devenue, comme son époux Jared Kushner, conseillère de son père Donald Trump à la Maison Blanche.

« Témoin pas crédible »

Dans cette affaire, la procureure générale de l’Etat de New York accuse Donald Trump, 77 ans, deux de ses enfants et deux dirigeants de la Trump Organization d’avoir surévalué de plusieurs milliards de dollars ses golfs, résidences et gratte-ciel new-yorkais dans les années 2010 pour obtenir des prêts bancaires plus avantageux. Des accusations fermement démenties par Donald Trump.

On a eu cette semaine un premier aperçu de Donald Trump à la barre, quand le juge l’a sommé d’expliquer une attaque apparente contre sa greffière devant les journalistes. Donald Trump a assuré qu’il parlait du témoin Michael Cohen, son ennemi jury, sans convaincre le magistrat : « Le témoin n’est pas crédible », a conclu le juge, imputant une nouvelle amende de 10.000 dollars à Donald Trump, après une première de 5.000 dollars quelques jours plus tôt, pour avoir enfreint son « gag order » (bâillon) l’empêchant de critiquer publiquement des employés de la cour.

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