Fitch maintient la note AA-  de la France et la perspective stable

L’agence de notation Fitch a maintenu la note de la dette française à AA-, six mois après l’avoir rétrogradée, ainsi que la perspective, jugée stable, selon un communiqué publié vendredi.

Si la France peut se targuer d’avoir « une économie importante, riche et diversifiée, des institutions fortes et efficaces et une stabilité macrofinancière (…) ses finances publiques, et en particulier son important niveau d’endettement, constituent un point faible dans sa notation », a relevé l’agence.

Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a pris « acte de la décision de Fitch » dans une déclaration à l’AFP, se disant « totalement déterminé à rétablir les finances publiques de la France ».

Fitch, qui attribue actuellement à la France la note « AA- », l’une des meilleures possibles, un signe que le pays reste très crédible aux yeux des marchés, a toutefois jugé que la trajectoire de désendettement était « limitée ».

S & P attendu le 1er décembre

« Le projet de budget pour 2024 et le programme pluriannuel envisagent seulement une réduction limitée du déficit budgétaire, de 4,9 % en 2023 à 4,4 % en 2024 », relève l’agence de notation qui ajoute s’attendre pour sa part à un déficit public de 4,6 % en 2024, du fait d’une « estimation plus faible (que celle du gouvernement) de la croissance » et du « risque que des économies (…) ne soient pas réalisées ».

La note de Fitch est assortie d’une perspective « stable », ce qui signifie que Fitch n’envisage pas de la modifier pour l’heure.

Fitch est la deuxième agence à se pencher de nouveau cette année sur la France, après Moody’s vendredi dernier qui n’a pas actualisé sa note et avant Standard & Poor’s (S & P) le 1er décembre. Si elle a entraîné peu de conséquences sur les marchés, la révision à la baisse de la note financière par Fitch en avril dernier avait été un coup de semonce.

L’agence avait notamment évoqué « des déficits budgétaires importants et des progrès modestes » concernant leur réduction, après trois ans d’abondantes dépenses publiques destinées à amortir le choc du Covid et de l’inflation et les tensions sociales autour de la réforme des retraites.

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