D’Abidjan à Paris, le peuple ivoirien fête Haller et ces Éléphants « miraculés »

La Côte d’Ivoire pourra être éternellement reconnaissante envers Richard Ofori. En signant le 22 janvier contre le Mozambique (2-2) la boulette la plus folle de cette Coupe d’Afrique des Nations 2024, le gardien de but ghanéen a éliminé dans les dernières secondes sa sélection, tout en qualifiant indirectement en huitièmes de finale la Côte d’Ivoire. Celle-ci était alors au bord du précipice après deux défaites lors de la phase de poule (0-1 face au Nigeria et un humiliant 0-4 contre la Guinée équatoriale) et s’est donc miraculeusement hissée au-delà du premier tour en tant qu’ultime repêché, grâce aussi au succès marocain devant la Zambie (1-0) le 24 janvier.

Dix-huit jours plus tard, contre toute attente, la Côte d’Ivoire a remporté cette CAN 2024 dimanche en venant à bout en finale du Nigeria (2-1). Comme contre le Sénégal en huitième (1-1, 5-4 aux tirs au but) et face au Mali en quart (2-1 après prolongation), les Ivoiriens ont été menés au score avant un énième renversement de situation tenant du miracle permanent.

« Plus qu’un conte de fées », avec en héros Haller remis d’un cancer

« C’est plus qu’un conte de fées, savoure Ermerse Faé, promu sélectionneur à 40 ans après ce premier tour cata et le départ de Jean-Louis Gasset. J’ai encore du mal à réaliser qu’on l’a fait, quand je pense à tout ce qu’on a vécu. On est des miraculés, on a été la chercher, la coupe, parce qu’on n’a rien lâché. On s’est battu jusqu’au bout, on a su remonter les coups durs. » Ceux-ci ont été multiples, mais les buts de Franck Kessié (1-1, 62e) et de Sébastien Haller (2-1, 81e) ont fait chavirer de bonheur tout un peuple, d’Abidjan où cette finale avait lieu jusqu’à Paris.

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Toute la nuit de dimanche à lundi, les scènes de liesse ont été à la hauteur des émotions produites par la bande à Sébastien Haller. Guéri d’un cancer des testicules un an plus tôt, l’attaquant franco-ivoirien du Borussia Dortmund s’est mué en héros après avoir inscrit les deux buts décisifs en demie (1-0 face à la République démocratique du Congo) puis en finale. Le tout avant de fondre en larmes dimanche soir dans les bras de l’ancien défenseur de l’OM Basile Boli, consultant pour cette CAN 2024 à Abidjan. Une énième belle image d’une compétition que les supporteurs des Éléphants ont traversée en martelant après chaque match un refrain : « On vaut rien mais on est qualifié ». Jusqu’à l’apothéose d’une troisième CAN soulevée dimanche.


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